Histoire des Sci.de l'Educatio

Lundi 20 août 2007

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Argumentaire

À l’occasion des 40 ans des sciences de l’éducation en France, en collaboration avec le CIVIIC de l’Université de Rouen, le CREN de l’Université de Nantes, le CREAD de l’Université Rennes 2 et l’IUFM de Bretagne, le CERSE ont organisé à l’Université de Caen le colloque :« Quarante ans des sciences de l’éducation : l’âge de la maturité ? Questions vives ».
On ne peut plus avoir l’ambition d’embrasser l’ensemble des positions et des objets de recherche tant celles-ci et ceux-ci se sont multipliés au cours de ces quatre décennies de recherche en éducation au sein des sciences de l’éducation. Le colloque s'est proposé de poser un certain nombre de «questions vives» qui ont permis de faire le point sur quelques dimensions, institutionnelles et épistémologiques, de la discipline :
– Sociologie, Philosophie, Psychologie et Histoire de l’éducation : fait-on de la recherche de la même façon dans les disciplines éponymes et en sciences de l’éducation?
– Nouveaux terrains ou nouveaux territoires : de nouvelles demandes sociales de formation à de nouvelles problématiques de recherche? (La formation des adultes. La formation des enseignants. Le travail social et la formation des travailleurs sociaux).
– De la psycho-pédagogie à la recherche éducationnelle : quelle originalité pour les recherches francophones ? 

Programme du Colloque

Programme

Les actes du Colloque paraîtront ultérieurement.

Quelques photos du Colloque


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        Le groupe organisateur du Colloque encadrant Gaston Mialaret


          Gaston Mialaret entouré de Maurice Tardif et Marguerite Altet
fjk-jnl-2-caen.jpg               François Jacquet-Francillon et Jean-Noël Luc

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               Elisabeth Bautier et Henri Peyronie

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        Anne-Marie Drouin-Hans et Alain Vergnioux


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     Gaston Mialaret : le passage de témoin aux jeunes générations ...

 

Lundi 20 août 2007

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Les Sciences de l'éducation de Strasbourg ont été officiellement créées en 1975 mais cette date ne correspond ni exactement au début des activités d'enseignement et de recherche des universitaires dans ce domaine, ni à celle de l'habilitation complète du deuxième et du troisième cycles.
Avant d'être autonomes, la psychologie, la sociologie et les sous- sections de pédagogie qui s'y rattachaient, constituaient des entités dépendantes de la faculté de philosophie. Pour ne citer que quelques noms connus, HALBWACHS, travaillait à Strasbourg en sociologie et pédagogie, M. DEBESSE enseignait la psychologie de l'enfant et la pédagogie entre 1945 et 1957 avant de partir pour la Sorbonne. La sociologie fit sécession en 1970 et la psychologie en 1972.
La chaire de Psychopédagogie créée en 1964 fut occupée par  Michel TARDY. Il enseigna encore à la faculté des lettres et Sciences humaines de l'université de Strasbourg jusqu'en 1970, date à laquelle la psychologie fut rattachée a l'Université des sciences Louis Pasteur (U.L.P.), la réforme Edgar FAURE ayant créé trois universités à Strasbourg.
La réforme FOUCHET, en 1967, créa la licence et la maîtrise des Sciences de l'éducation mais à Strasbourg, la section ne prit naissance qu'en 1975. Pour des raisons historiques, il fut décidé qu'elle dépendrait administrativement de deux universités : Université Louis Pasteur (ULP) et Université des Sciences Humaines (U.S.H.S. l'actuelle Université Marc BLOCH).
 
Olivier REBOUL, professeur de philosophie de l'éducation depuis le début des années 70 à l'Université des Sciences humaines et Michel TARDY (U.L.P.) furent les premiers responsables du département de S.E. Mais, à cette époque, seul le D.E.A. dit "des formes et des théories de l'éducation était habilité. Il était délivré par l'Université des Sciences Humaines (U.S.H.S.).
En 1977, M.TARDY obtint l'habilitation pour la licence des Sciences de l'éducation qui est, depuis cette date, délivrée par l'Université Louis Pasteur. A cette époque, les étudiants étaient donc dans la situation particulière d'obtenir une licence à l'U.LP. et un D.E.A. à l'U.S.H.S. mais non de passer une maîtrise à Strasbourg. Un diplôme d'université fut créé pour pallier cette carence et permettre aux étudiants de poursuivre les deuxième et troisième cycles dans la même ville.
A partir de 1981, la maîtrise « officielle » fut intégrée au cursus et le deuxième cycle fut ainsi complet. Pourtant, la section n'était pas encore administrativement autonome. Ce n'est qu'avec la création d'une deuxième chaire de psychopédagogie et la venue de Louis LEGRAND à Strasbourg, en 1980, que les sciences de l'éducation devinrent une section indépendante de la psychologie.
Recherche et enseignement
La collaboration des deux universités, l'U.L.P. pour le deuxième cycle et l'U.S.H.S. pour le troisième cycle donnant toute satisfaction depuis leur création, elle est restée la forme administrative et fonctionnelle de la section. En fait, le troisième cycle est maintenant commun aux deux universités.
M. TARDY ayant été nommé à la mission académique de formation des personnels de l'Education nationale (M.A.F.P.E.N.) de 1982 à 1986 et les effectifs étudiants (dont nous détaillerons l'évolution ultérieurement) grossissant, des postes d'assistants et maîtres-assistants (transformés plus tard en postes de maîtres de conférences) vinrent renforcer le collège des enseignants.
Pour commencer par les enseignants de l'U.LP., dès 1970, Marie-Josée REMIGY fut nommée assistante sur un poste dépendant de la psychologie et des Sciences de l'éducation (16e et 70e section). Jean-Marie LABELLE, travaillant au département d'éducation permanente de l'U.LP. (D.E.P.U.L.P.) depuis 1975, enseigna à temps plein à la section à partir de 1982. Yvan ABERNOT fut nommé en 1983 puis Nicole BUCHER en 1990 et Jeanne MOLL en 1991. Emmanuel TRIBY le fut en septembre 1992. Louis LEGRAND, parti à la retraite, fut remplacé par Jean HOUSSAYE en 1987. Un troisième professeur, Françoise CREZE nous rejoignit en 1991.
A l'U.S.H.S., Olivier REBOUL fut secondé par J-F. GARCIA et Maurice SACHOT, maîtres de conférences. REBOUL ayant pris sa retraite en 1992,  Nadine CHARBONNEL est devenue responsable du troisième cycle.
Bien entendu, de nombreux vacataires viennent donner des enseignements dans les deux cycles assurés à Strasbourg, ils sont majoritairement enseignants universitaires dans d'autres disciplines.
En 1987, les laboratoires de chaque université ayant un nombre relativement restreint de chercheurs, ont dû se regrouper. La section des Sciences de l'éducation dépendant de deux universités, il fut décidé de constituer un groupe de recherche interuniversitaire sous la direction de M.TARDY et M. SACHOT, le C.I.R.I.D., Centre Interuniversitaire de Recherche Interdisciplinaire en Didactique. Il produit des travaux portant sur de nombreuses disciplines et organise des colloques sur les thèmes qui fédèrent des études programmées, le plus souvent, sur deux ans.
Le D.E.S.S. : Diplôme d'études supérieures spécialisées en Sciences de l'éducation fut créé en 1988 à l'initiative du Département. Ce D.E.S.S. « Responsable en formation d'adultes » est organisé conjointement par les quatre universités d'Alsace sous la responsabilité scientifique et pédagogique de Jean-Marie LABELLE.
La gestion de la formation est assurée par le Directeur du service de Formation Continue de l'Université Robert Schuman (B. CUBAYNES). Echelonnée sur un an, en alternance avec le temps de travail professionnel, cette formation de 3e cycle vise à développer les aptitudes à concevoir, élaborer, mettre en œuvre, gérer, animer, évaluer un projet de formation d'adultes dans sa double cohérence institutionnelle et pédagogique. Elle s'adresse aux personnes qui, dans les entreprises, les organismes et les institutions de formation ou d'enseignement, exercent des responsabilités dans fa formation d'adultes.
 Après la retraite du professeur TARDY, (1993) Yvan ABERNOT prend la direction du département des S.E. et du laboratoire C.I.R.A.D.E. qui devient J.E. puis E.A.. Nous déménageons au 7 rue de l'université (10 fois plus grand) et doublons l'équipe des enseignants chercheurs avec la venue de Pascal Marquet (tice), Michèle Kirch (did. des sciences), Alain JAILLET (tice et sémiologie), Elisabeth REGNAULT (interculturel).
 
L'historique de la section des Sciences de l'éducation de Strasbourg explique ses grandes orientations. Il serait fastidieux et non conforme au cadre imparti, d'établir une liste exhaustive des travaux des universitaires cités ci-dessus, Néanmoins, nous pouvons préciser les thèmes de recherche de chaque équipe.
Le professeur Michel TARDY et son équipe travaillent sur la sémiologie, plus particulièrement sur l'image en pédagogie et la transposition didactique.
Le professeur Olivier REBOUL s'intéresse à !a philosophie de l'éducation. Il travaille dans le domaine de la rhétorique.
Le professeur Louis LEGRAND, auteur du rapport sur les collèges (1983) a mené des recherches en pédagogie différenciée.
Le professeur Jean HOUSSAYE étudie les mouvements éducatifs et les implications du « triangle pédagogique » sous ses multiples facettes.
 
Quelques travaux illustratifs
- HOUSSAYE J., 1988, Le Triangle pédagogique, Berne, Peter Lang.
- HOUSSAYE J., 1989, Le Livre des - colos -, Paris, La Documentation Française.
- HOUSSAYE J. 1991, Aujourd'hui, les centres de vacances, Paris, édition matrice.
- ABERNOT Y., 1988, Les Méthodes d'évaluation scolaires. Paris, Bordas.
- ABERNOT Y. 1992, Le Sujet psychologique, scolaire et administratif face au temps, actes du colloque de l'AFlRSE sur « le temps en éducation et en formation ». Lyon. Pp 28-30 mai .
- BUCHER N., 1988, Pour un enseignement centré sur l'élève. Les langues modernes. n° 6.
- BUCHER N., MOLL J. 1991, Une Expérience de formation interlangue en université d'été, Les langues modernes, n° 4.
- GARCIA J-F.. RÊMIGY M-J., IGERSHEIM J., 1988, Caractéristiques extra-scolaires d'une population d'élèves de sixième, Revue Française de Pédagogie, n° 83, pp. 57-63.
- LABELLE J-M, 1977, Université et éducation des adultes, préface de B. SCHWARTZ, Editions d'organisation, (212 p.).
- LABELLE J-M., 1992, Apprendre - Enseigner en petits groupes dans un grand groupe, actes du congrès de l'association internationale de pédagogie universitaire, Université Laval. Québec.
- LEGRAND L., 1986, La Différenciation pédagogique, Paris, Scarabée.
- LEGRAND L.,1991, Enseigner la morale aujourd'hui ?, Paris, P.U.F.
- REBOUL O., 1980, Qu'est-ce qu'apprendre ?, Paris, P.U.F.
- REBOUL O., et GARCIA J-F. 1991, (sous la direction de) Rhétorique et pédagogie, Presses Universitaires de Strasbourg.
- REMIGY M-J., 1991, La Rhétorique chez l'enfant. Rhétorique et pédagogie, Cahiers du séminaire de philosophie, Presses Universitaires de Strasbourg.
- TARDY M., 1973,. Le Professeur et les images, Paris, P.U.F.. 2* éd.
- TARDY M., 1984, Sciences de l'éducation : considérations épistémologiques, Strasbourg, C.R.D.P.

Les étudiants
Les étudiants de sciences de l'éducation sont, certainement comme dans les autres universités, très hétérogènes quant à leur formation d'origine, leur âge, leurs attentes. Les statistiques descriptives présentées ci-dessous pour les années 90/91 et 91/92 donnent une idée des caractéristiques de fa population inscrite dans cette section.
De manière très synthétique, !e nombre d'inscrits est d'environ 250 peur la licence et 130 pour la maîtrise, soit près de 400 étudiants en deuxième cycle et une trentaine en troisième cycle. Il y a trois fois plus d'étudiantes que d'étudiants ! 40 % ont moins de 27 ans mais presque 20 % ont plus de 37 ans. A titre indicatif, signalons que ces critères sont peu corrélés avec la réussite. Un tiers de nos étudiants le sont à plein-temps ; d'année en année cette proportion augmente en même temps que l'âge moyen diminue. En effet un nombre de plus en plus important d'étudiants possesseurs d'un D.E.U.G. viennent chercher en Sciences ce l'éducation, une licence les préparant à l'entrée en I.U.F.M.
Un tiers des étudiants entrent par équivalence du D.E.U.G. Ils disposent tous d'un diplôme certifiant deux années d'enseignement supérieur certifiées car un diplôme et satisfont à un examen écrit sur préparation.
Ceux qui font leurs études en travaillant parallèlement (les deux tiers) sont souvent fonctionnaires de l'Education nationale (2/3 des salariés soit 4/9 du tout !)
Nos étudiants sont donc très souvent des enseignants en activité ou en formation.
Peut-être !a présomption de pouvoir mener de front une activité professionnelle, des responsabilités familiales et des études, peut-être la forme des examens (beaucoup de productions de dossiers), peut-être la nature des enseignements qui ne les intéressent pas toujours ( !) font que plus de la moitié des étudiants de licence abandonnent. Ceux qui passent toutes les épreuves sont rarement ajournés. En maîtrise, les résultats ne sont pas plus encourageants. C'est le mémoire terminal (d'une centaine de pages) devant être soutenu devant un jury de deux ou trois enseignants, qui constitue !a difficulté majeure. Sur une centaine d'inscrits, seulement 15 à 25 diplômes de maîtrise sont délivrés chaque année.
Quant au nombre de thèses soutenues à Strasbourg, il fluctue autour d'une demi-douzaine par an.
 
Les étudiants du D.E.S.S., 16 par an, sont presque tous reçus à leur examen en raison ce la motivation professionnelle qui les anime et l'investissement financier consenti, personnellement ou par leur entreprise.
Depuis 1976, une association (A.S.E.S.) regroupe les étudiants et organise diverses manifestations : colloques, rencontres...
Les études sont organisées par blocs constitués de cours obligatoires et d'options. Les étudiants salariés disposent de deux ans pour passer les épreuves de licence et de deux ans pour passer celles de maîtrise. Les enseignements sont (sauf quelques options) regroupés sur deux jours de la semaine, le mardi et le mercredi, ce qui permet aux étudiants non strasbourgeois de ne faire qu'un voyage.
Chaque année, nous inter changeons les enseignements du mardi et du mercredi. Ceci permet aux salariés libres uniquement le mercredi de suivre tous les enseignements d'un diplôme en deux ans.
  
Les sciences de l'éducation à Strasbourg aujourd'hui 

Voir la présentation du département
Lundi 20 août 2007

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C est au XIX" siècle qu'ont d'abord été successivement fondées, à Lyon, quatre facultés : Sciences en 1835, Lettres en 1838, Médecine en 1874 et Droit en 1875.
En 1896, elles constituent l'Université de Lyon, date à laquelle sont édifiés les bâtiments sur la rive gauche du Rhône.
L'arrêté du 5 décembre 1969, qui fait suite à la loi d'Edgar Faure de 1968, constitue l'uni­versité Lyon 2. De décembre 1969 à juillet 1973, y sont réunies les sciences humaines, sociales, juridiques et économiques.
Puis, au regard d'importantes difficultés de cohabitation entre ces diverses composantes, le ministère de l'Éducation, décide, par décret du 26 juillet 1973, de créer l'université Lyon 3, à partir de l'université Lyon 2 qui lui préexistait.
Aujourd'hui, l'université Lumière Lyon 2 occupe, en partie, les constructions qui accueillaient initialement, les Facultés de médecine et de sciences.
 
Dans ce paysage universitaire, forgé au fil du temps, voyons comment l'ISPEF (Institut des Sciences et Pratiques de l'Education et de la Formation) en est peu à peu venu à sa forme et à son ampleur actuelles.
 
En 1884, le ministère de l'Instruction publique crée un cours de Science de l'éducation à la Faculté des lettres de Lyon, un an après la Sorbonne. L'enseignement est confié à Raymond Thamin, maître de conférences, puis professeur de philosophie, qui l'assure pendant 10 ans. Ce cours est destiné prioritairement aux élèves maîtres et aux professeurs des Écoles normales.
 
Raymond Thamin nommé recteur de l'académie de Bordeaux, Charles Chabot lui succède. Il est bientôt élu à la chaire de science de l'éducation, créée par le décret du 27 août 1900. Devenu doyen de la Faculté de lettres, il occupe cette chaire jusqu'à sa mort, en 1924.
Jean Bourjade occupe alors cette chaire. Il est chargé d'enseignement de sociologie à la Faculté des lettres. Lorsque celui-ci quitte cette fonction en 1945, au moment de sa retraite, la chaire est supprimée.
Un décret du 3 novembre 1945 crée alors — avec un statut d'Institut d'université — l'École pratique de psychologie et de pédagogie (EPPP), dont Jean Bourjade avait jeté les bases en 1942 et dont est issu l'actuel ISPEF. On y dispense des formations à l'intention des éducateurs spécialisés (avant la création du diplôme d'État), des instituteurs exerçant auprès des enfants sourds, des orthophonistes, des inspecteurs de l'enseignement primaire, des professionnels de l'enfance (jardinières d'enfants...).
L'EPPP est dirigée, de 1945 à 1947, par Jean Bourjade, puis par Gabriel Madinier, professeur de philosophie, de 1947 à 1953, par Léon Husson, professeur de sociologie, de 1953 à 1967, par Jean Guillaumin, professeur de psychologie, de 1967 à 1968.
Créé vers 1953, le Laboratoire de pédagogie expérimentale est dirigé par Richard Delchet jusqu'en 1960, puis par Guy Avanzini jusqu'en 1972.
En 1968, par décret du 9 juillet, l'EPPP devient l'Institut de psychologie, sociologie et sciences de l'éducation (IPSE). De 1968 à 1979, Jean Guillaumin dirige cet Institut, désor­mais rattaché à la seule université Lyon 2. Guy Avanzini en est directeur adjoint. Georges Snyders y enseigne plusieurs années durant, l'histoire des doctrines.
Dès 1968, Lyon 2 supervise les enseignements de sciences humaines dispensés par l'École des lettres de Beyrouth, ce que L'université de Lyon assurait déjà avant la Seconde Guerre.
La préparation à la licence de sciences de l'éducation, créée par l'arrêté du 11 février 1967, est ouverte en 1969, avec la collaboration de Robert Dottrens, professeur de péda­gogie à l'Université de Genève. Il y a alors 45 étudiants.
En 1970, la maîtrise est également ouverte, puis le DEA et le doctorat.
En janvier 1972, sur décision du Conseil de l'Université, ces nouveaux enseignements sont rattachés à l'Institut de psychologie, sociologie et sciences de l'éducation.
Le 15 juin 1973, le Conseil de Lyon 2 se prononce en faveur de la partition de l'Université. Ainsi, par décret du 26 juillet, le ministère de l'Éducation nationale crée les universités Lyon 2 et Lyon 3. À noter que l'université Lyon 1 "nouvelle formule" avait été créée en 1970.
Avec la restructuration qui en découle aussitôt, les enseignements de sciences de l'éduca­tion continuent à relever de l'IPSE, désormais dénommé Institut de formation aux pratiques psychologiques, sociologiques et pédagogiques. Il est dirigé de 1979 à 1986, par Gérard Broyer, maître de conférences en psychologie.
En 1982 (et jusqu'en 2003), l'université Lumière Lyon 2 est le siège de la Société Alfred Binet et Théodore Simon, successivement présidée par Léon Husson et Guy Avanzini.
En 1986, compte tenu de la mise en œuvre de la loi d'orientation de 1984, l'université Lyon 2 crée d'une part, l'UER Institut de psychologie, chargée de la formation des psycho­logues et dirigée par Gérard Broyer de 1986 à 1991 ; d'autre part, l'UER de psychologie, sociologie, ethnologie et sciences de l'éducation, qui comprend, comme son nom l'in­dique, quatre départements. Jean Girard, professeur d'ethnologie en est le directeur et Guy Avanzini assure la direction du Département des sciences de l'éducation.
C'est en 1988 que l'Université reconsidère le rattachement des départements de cette UER. L'UFR Faculté de sociologie et d'ethnologie est constituée, et le Département de psycho­logie est rattaché à l'Institut de psychologie. Le Département de sciences de l'éducation donne lieu à la création de l'actuel Institut des sciences et pratiques d'éducation et de formation (ISPEF), avec le statut d'Institut en raison de sa dimension profession­nelle.
Guy Avanzini, professeur de sciences de l'éducation, en est le premier direc­teur de 1989 à 1994. Il met en place les structures de l'ISPEF, avec 3 départements: Sciences de l'éducation, Pratiques sociales, Formation des maîtres (ex IFM), supprimé en janvier 1992 et remplacé par le Service de coordination interdisciplinaire pour les métiers de l'éducation et de la formation (SIMEF), alors dirigé par Jean-Marie Besse.
La même année, Guy Avanzini organise un grand colloque, qui marque le 20e anniversaire de l'ouverture de la Licence de sciences de l'éducation à l'université Lyon 2.
En 1991, un DESS "Concepteur réalisateur de formation" est ouvert, en co-responsabilité avec la Faculté de sciences économiques et de gestion.
En 1994, Philippe Meirieu, préalablement directeur du Département des sciences de l'éducation, succède à Guy Avanzini.
Un Centre de ressources documentaires en sciences de l'éducation est créé en 1995.
En 1998, au départ de Philippe Meirieu, nommé directeur de l'INRP, Michel Develay est élu directeur de l'Institut.
La même année, une Licence sciences de l'éducation "Pacifique Sud" est créée, sous la responsabilité de l'ISPEF, pour les étudiants de Nouvelle-Calédonie.
En 2000, un DESS "Formation sanitaire et sociale" est ouvert, en co-responsabilité avec l'université de Chambéry.
Le Campus numérique FORSE voit le jour en 2001.
Succédant à Michel Develay, arrivé au terme de son mandat, Charles Gardou, précédem­ment directeur du Département des sciences de l'éducation, est élu directeur de l'Institut en janvier 2003.
En septembre 2003, dans le cadre de l'harmonisation européenne des études universi­taires, plus précisément de la réforme dite du LMD, correspondant aux trois grades licence - master - doctorat, la licence "Sciences des sociétés et de leur environnement / mention Sciences de l'éducation" est mise en place.
Simultanément, sont ouverts les enseignements de "Majeure" associée "Sciences de l'édu­cation", permettant, du semestre 1 à 4, à des étudiants d'anthropologie, de psychologie, de sociologie et de sciences du langage, d'intégrer les sciences de l'éduca­tion à leur formation.
En septembre 2004, le Master 1 (ex-maîtrise) et le Master 2 spécialité recherche et spécialité professionnelle "Concepteur réalisateur de formation" (nouvelle version en deux parcours) sont à leur tour mis en œuvre.
L'agrément du ministère de l'Éducation est accordé pour l'ouverture de deux autres spécialités professionnelles du Master 2 : "Administration des établissements éducatifs" et "Promotion et éducation pour la santé" (en collaboration avec l'université Lyon 1). L'un et l'autre sont ouverts depuis septembre 2005.
 
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